
L’histoire du Madeleine de Senlis

À deux pas du Panthéon, l'hôtel Madeleine de Senlis dévoile un hôtel particulier où l’art de vivre parisien du XIXᵉ siècle se mêle à une décoration authentique. Entre meubles anciens, toiles de Jouy et cour végétalisée, l’hôtel invite à vivre une parenthèse intime, empreinte d’histoire et de charme.
L’hôtel de 30 chambres, se présente comme l’hôtel particulier de Madeleine de Senlis qui célèbre l’art de vivre parisien au XIXème siècle. Cette maison bourgeoise est authentique dans sa décoration avec des meubles anciens, des tableaux qui sont des portraits datant du XVIII et XIXème siècles, des toiles de jouy, des panoramiques plongent l’hôte dans l’intimité d’une histoire familiale. L’immeuble du XVIIème siècle, a été construit dans les fossés Saint Jacques, fossés qui délimitaient l’esplanade du forum romain, forum centre de la vie à la fin du Ier siècle, et actuelle place du Panthéon.
Les chambres y sont petites mais charmantes avec des poutres et colombages apparents leur donnant un véritable supplément d’âme. L’hôtel, véritable « havre de paix » se compose autour d’une cour végétalisée permettant de profiter d’une verdure citadine.
Le fil conducteur et l’esprit de l’hôtel est celui de la maison d’une femme de lettre du XIXème siècle qui reçoit dans son salon, intellectuels et artistes. On y retrouve un salon généreux pour prendre son petit-déjeuner et pour profiter de sa bibliothèque et de ses œuvres.


L’origine de la toile de Jouy
Derrière le tissu toile de Jouy se cache un homme : le baron Oberkampf. Ce jeune teinturier allemand fonde sa propre manufacture de toiles imprimées à Jouy-en-Josas dans les Yvelines, en 1760. Forte de son succès, elle sera nommée "manufacture royale" par Louis XVI. A l'origine imprimée à l'aide de planches en bois gravées, la toile de Jouy - une étoffe de coton - a peu a peu vu l'impression de ses motifs à personnages évoluer grâce à l'impression au cadre, permettant d'appliquer plusieurs couches de nuances différentes. Enfin, le baron Oberkampf modernisera le procédé en adoptant la technique du rouleau de cuivre gravé. Une avancée considérable qui rendra possible l'impression de la toile en continu. Pour la création des motifs, Oberkampf a su s'entourer de peintres renommés du XVIIIe pour créer les emblématiques imprimés de sa toile, tel que Jean Baptiste Huet, qui n'était autre que le peintre du roi.
A l'origine, les scènes de genre présentes sur la toile de Jouy sont monochromes. Variant du brun au gris en passant par le bleu, ou du rose au bordeaux, elles sont imprimées sur un fond blanc ou écru. Il existe également des toiles imprimées en négatif, avec un fond de couleur et des motifs clairs, le choix des coloris n'était pas très large au XVIIIe siècle. Les thèmes de prédilection de la Toile de Jouy sont l'amour, l'art, la mythologie, la nature et l'industrie, il a été donné un nom à chaque toile.









